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Résumé des épisodes précédents…

Ça y est ! Billet en poche, impossible de faire marche arrière.

13509370_10154130210526006_1005694665_oNous sommes à l’automne 2015, je quitte la métropole, destination Pointe à Pitre. La salle d’embarquement est bondée, je tends l’oreille, autant me familiariser dès maintenant avec une langue qu’il me faudra appréhender rapidement : le créole (« créwol »). Je quitte tout… ou presque, mon stétho n’est jamais loin ; ma famille, mes amis, Bordeaux. Toutes ces années d’étude, de galère (soyons honnête), ont réveillé en moi l’envie d’ailleurs. Dans quelques jours je serais interne, le plus dur est-il derrière moi? Ou…
Aujourd’hui, je poursuis mon internat en endocrinologie, et je vais tâcher de retracer mes débuts fidèlement, à cœur ouvert. Il y a tant à raconter…

img_2612Le 27 octobre 2015, j’arrive par une après-midi ensoleillée. Dans l’avion, j’ai déjà repéré quelques têtes de potentiels futurs collègues. L’accueil est chaleureux, nous sommes conduits dans nos logements loués par l’université. Pendant deux mois, je vivrai donc aux Salines, sur un morne de la ville du Gosier. Un petit studio vue mer, pour le moment je suis aux anges. Ma voisine est une interne de Marseille, qui a décidé de tout quitter elle aussi, pour pouvoir accéder à la spécialité de Neurologie.
Pour mon premier stage j’ai choisi les urgences de Pointe à Pitre, un des stages d’urgences les plus durs de France étant donné le déséquilibre entre la très forte demande de soins et les moyens humains et techniques disponibles.
Je n’ai pas ouvert un cours de médecine depuis 5 mois, et mes auto-promesses de révisions pré-rentrée sont vites tombées à l’eau (mais une eau à 30°C, c’est compréhensible).

img_1518Mais voilà, premier jour de stage, 45 minutes de bouchons… le rêve est un peu entaché. On m’avait prévenue, je reste sereine.
Et enfin, le CHU de Pointe à Pitre… OMG ! Non ? Si. Non ! Si si ! C’est bien ici que tu vas bosser Diane (l’hôpital Pellegrin me paraît alors d’un luxe inouï). Allez avance !
Mode Focus sur les palmiers et les panneaux direction Urgences, sourire (crispé) aux lèvres, j’observe tous ces gens « malades », gravir le morne de l’hôpital pour accéder à l’entrée principale. Un hôpital bâti sur un morne… cherchez l’erreur.

Bref, arrivée à bon port, ma petite twitwi en sécurité au parking en Psychiatrie. Je fais mon entrée aux Urgences de Pointe à Pitre !

4 Commentaires

  1. Bonjour Diane. Juste un mot d’un ancien IMG d’il y a 30 ans (Martinique 1884-1985). Les conditions de travail n’étaient pas meilleures, la vie sur l’ile avait ses avantages et inconvénients, mais au final une expérience très enrichissante en début de carrière et d’excellents souvenirs.

  2. Dans la vie il faut toujours faire ses expériences elles enrichissent le futur. Bon courage

  3. Bonjour Diane
    Très intéressant ton blog pour moi qui ait vécu 10 ans à la Guadeloupe. Je m’occupais entre autres choses, du laboratoire de Biologie à l’Institut Pasteur et du dispensaire anti-hansénien.. C’était de 1971 à 1981 !…..
    Bon courage et surtout apprends le Créole

    • l’apprentissage du créole est un étape indispensable pour travailler aux Antilles, vous aimerez mon prochain article où se glissent quelques phrases créoles rigolotes

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